N'attendez plus ! Devenez la meilleure version de vous même !Contactez un coach

« Tu fuis avec une opiniâtreté funeste tous ces moyens de réussir : habileté, tactique, calcul, persévérance te sont odieux, c’est trop d’indolence et d’apathie, tu perds tes plus belles années sans rien saisir ni rien vouloir. Pourquoi en rester à la velléité ? Pourquoi reculer d’effroi devant toute résolution ? Devant toute conclusion ? »

Henri-Frédéric Amiel, Journal.

Il existe des modes en psychologie comme partout. Ce fut le cas pour la volonté. Ses vertus furent longtemps célébrées en Occident avant qu’elles ne deviennent désuètes voir suspectes. Mais, elle est à nouveau un objet d’intérêt car de nombreuses recherches scientifiques ont de nouveau exploré le concept de volonté notamment au travers des mécanismes d’autocontrôle.

Le terme de volonté appartient au langage courant : « C’est l’ensemble des forces mentales portant à l’action », ou philosophique : « C’est le pouvoir de se déterminer soi-même ». En psychologie, on utilise plutôt le terme d’autocontrôle qui désigne la capacité à réguler ses comportements en fonction de ses objectifs et de ses valeurs. L’autocontrôle signifie la capacité à s’engager dans un comportement qui ne va nécessairement apporter des bénéfices à court termes mais en assurer à long terme. Pour un étudiant, cela signifie s’abstenir de certaines sorties, pour travailler à ses examens. Pour tout le monde, ne pas abandonner à la première difficulté.

Rien d’étonnant à ce que la volonté ou l’autocontrôle reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène, dans nos sociétés de dérégulation des désirs, de consommation impulsive… Comme le contrôle effectué par les groupes d’appartenance comme la famille a diminué, de plus en plus de personnes ont du mal à faire preuve de volonté et à résister aux multiples incitations délétères qui se présentent à eux.

Mais l’exercice de la volonté ne doit pas pour autant être perçue comme une lutte occasionnelle face à des tentations ponctuelles. Il s’agit d’un travail permanent et parfois inconscient. Toutes ces petites luttes dépendent de multiples facteurs dont certains sont biologiques (notre niveau de glycémie joue par exemple contre notre volonté) mais dont la plupart sont psychologiques d’où l’importance d’identifier nos moments de faiblesse et d’agir pour les surmonter. Selon les chercheurs, la volonté s’apparente à un muscle qui s’exerce mais aussi se fatigue. Après avoir pris plusieurs décisions, ou résisté à plusieurs tentations, nous sommes – pour quelque temps – plus vulnérables, c’est le mécanisme dit de déplétion (épuisement) de l’ego.

Tous les efforts comptent car il existe un effet de généralisation : faire preuve de volonté dans des domaines – même anecdotiques – va retentir favorablement sur tous les autres. Le travail sur la volonté n’est sans doute pas le plus aisé mais est indispensable dans la conduite de notre vie intérieure.

Le philosophe Alain notait dans ses propos « Ce n’est pas une petite science ni facile, que de savoir vouloir ». Mais le jeu en vaut la chandelle, comme le souligne le philosophe André Compte-Sponville qui rappelle que « la volonté n’est pas seulement une faculté, c’est aussi une vertu, une vertu qui nous aide à mieux vivre et à construire notre liberté de nous accomplir, de nous réjouir, de nous rapprocher de nos idéaux ».

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :