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Actes manqués, erreurs de jugements, impulsions inexplicables… qui peut prétendre ne rien regretter dans sa vie – sinon Edith Piaf ?

En psychologie, le regret est défini comme un sentiment associant des émotions (tristesse, colère, honte) avec des pensées, l’envie de revenir sur le passé. On peut distinguer les regrets à chaud, survenant sur le champ, et des regrets à froid, survenant plus tard.

Les premiers concernent des choses que l’on a faites et qu’on a échoué : ce sont des regrets d’action. Pour les éviter, il suffit de ne rien faire : pas de décision, pas d’action, donc pas de punition par les regrets… Mais c’est un mauvais calcul car lorsqu’on se penche sur les études visant à évaluer ce qu’on regrette le plus – non plus à chaud mais sur la durée de toute une vie – on s’aperçoit que les plus grands regrets, les plus douloureux et les plus durables, proviennent de ce que l’on a pas fait : ce sont les regrets de non action : « j’aurais dû pousser plus loin mes études, j’aurais dû consacrer plus de temps à ma famille, j’aurais dû parler davantage à mon père avant qu’il ne meure… ». C’est ce qu’affirmait Jean Cocteau en affirmant « Dans la vie on ne regrette que ce qu’on a pas fait » précédé d’André Gide qui écrivait dans son journal « Ce n’est pas ce que l’on a fait que l’on regrette, mais bien ce que l’on a pas fait et que l’on aurait pu faire ». Et le regret prend alors la couleur sombre du repentir.

Rançon commune de l’action, les regrets sont inévitables dans chacune de nos vies. En existerait-il alors un bon usage ? Cela passerait d’abord par la remise en cause du mythe du bon choix qui consiste à s’imposer un cadre illusoire qui biaise notre perception « Quand j’ai une décision à prendre, il y a forcément un bon et un mauvais choix ; je ne dois pas me tromper ».

En fait, la plupart du temps, si l’on hésite, c’est qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix évident, mais juste des options différentes présentant chacune leurs avantages et inconvénients. Quand un choix s’avère délicat, il s’agit alors de prendre le temps de réfléchir, le temps de ressentir, le temps de prendre des avis extérieurs. Puis, de laisser reposer et de prendre une décision une fois pour toute, une décision aussi de ne rien regretter ensuite.

Car, pour le philosophe Christophe André, « Vivre, c’est survivre à la somme de toutes nos erreurs. Et c’est le faire joyeusement : les erreurs sont inévitables, et parfois fécondes. Les regrets, en revanche, sont toujours stériles, et nous font souvent bien plus de mal que les erreurs commises »

Enfin, tout cela ne relève bien souvent que d’un choix, d’une décision vis-à-vis de nous-même, qu’il est nécessaire, mais néanmoins difficile, de prendre, car comme l’écrivait La Bruyère « Le regret qu’ont les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont vécu ne les conduit pas toujours à faire de celui qu’il leur reste un meilleur usage ».

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