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« Rien ne paraît plus normal que la réussite, elle est plutôt rare pourtant, mais on l’accepte vite comme étant une chose due. Elle gâte, ce qui ne veut pas dire qu’elle rende tout le monde gâteux. On l’a d’abord longtemps caressé en rêve, mais on oublie vite qu’on a rêvé. Tandis que l’échec, la déception, on a un mal infini à s’y faire, à les admettre légitimes, on a tout le temps de les approfondir, de les savourer ».

Pierre Reverdy, Le livre de mon bord.

Nos échecs et nos succès sont-ils vraiment les révélateurs de notre valeur, sont-ils ce qui permet de dire d’une vie qu’elle fut ou non réussie ?

Ces deux concepts a priori opposés, sont pourtant plus semblables que ce qu’on croit en ce sens qu’ils nous posent les mêmes questions : la question de notre dépendance aux normes sociales, aux regards et aux jugements portés sur nos actes, la question de notre capacité à différencier ce qui est important et ce qui est accessoire, la question de notre volonté de préserver de notre bonheur au-delà des vicissitudes extérieures.

Echec et succès ont sur notre vie intérieure des impacts plus proches que nous le pensons. Depuis les maximes romaines jusqu’aux proverbes actuels, cette proximité est rappelée : « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon » dit-on aujourd’hui, pour consoler les contemporains de leurs échecs et les encourager à s’en enrichir. Si tout ceci est juste, tout ce qui importe dans une vie ordinaire, ce ne sont pas seulement le succès ou l’échec, mais leur sillage dans nos esprits, les enseignements sous-jacents qu’ils nous dispensent, et enfin, une invitation à considérer la supériorité du long sur le court terme.

L’idée sous-jacente de tous les discours de sagesse est que les grandes déstabilisations que peuvent représenter le succès et l’échec, peuvent conduire au pire ou au meilleur, selon le travail intérieur que l’on va ou non accomplir. Ce travail consiste à ne pas se laisser emporter par le tourbillon des événements et des paroles qui suivent les succès ou les échecs (bien qu’il soit bon d’accepter félicitations et consolations) mais surtout vite se recentrer, s’isoler, s’examiner.

Sur un échec : en comprendre les raisons et en tirer les leçons, mais accepter aussi d’observer son impact émotionnel sur nous. Pour le philosophe Christophe André « Tout échec est une souffrance, une déception, une désillusion. Mais aussi une expérience universelle : tous les humains ont eu son gout amer dans la bouche, très souvent dans leur existence ». Sartre écrivait même « L’histoire d’une vie, quelle qu’elle soit, est l’histoire d’un échec ». N’ayons pas peur de l’échec mais respectons-le. L’échec n’est pas une finalité, c’est une étape dans le processus itératif d’exploration.

Sur un succès : le savourer bien-sûr, accepter les compliments puis, faire preuve de prudence avec les conclusions, éviter ce que le poète Christian Bobin appelle le « sinistre éclat du triomphe ». A cette fin, il est bon de se tourner tout de suite vers la gratitude en se posant des questions : quelle est la part de mon succès que je dois aux autres ? quelle est la part du hasard, de la chance ? Puis, tout à la fin seulement : que montre ce succès de mes talents ? de mes efforts ?

Dans 1 an, 5 ans, 10 ans, à quoi ressembleront nos échecs et nos succès d’aujourd’hui ? Combien de succès se seront avérés stériles, inutiles, épuisants… et combien d’échecs féconds et salvateurs !

« La vraie mesure du succès, c’est le progrès » David Lefrançois.

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